Urgences vétérinaires : Mon cobaye ne mange plus

 

CONDUITE A TENIR EN URGENCE :

Forcer votre cobaye à boire : cela permet d’une part de réhydrater l’animal et d’autre part d’humidifier le contenu de l’estomac facilitant ainsi sa vidange notamment dans les cas de stase. Proposez-lui de l’eau ou du jus de fruit. S’il ne veut pas boire, forcez-le par le biais d’une petite seringue.

Faire des massages abdominaux : une hypomotilité gastro-intestinale peut être la cause ou la conséquence d’une anorexie prolongée. Cela conduit rapidement à la formation de gaz dans le tube digestif. Ces coliques sont particulièrement douloureuses. Des massages permettent à la fois de soulager momentanément la douleur et de maintenir une certaine motilité intestinale.

 

 

Maintenir votre cobaye au chaud : lorsque l’anorexie est prolongée et/ou que l’animal est en choc, sa température corporelle diminue rapidement. L’hypothermie participe à l’entretien de l’état de choc. Installez votre cobaye au milieu de serviettes ou de couvertures et protégez-le des courants d’air. Vous pouvez également installer une bouillote près de lui en veillant à la recouvrir d’un linge pour ne pas bruler votre animal.

 

GRAVITÉ :

Urgence vétérinaire vraie ou relative en fonction de l’état général et du transit. Il faut garder à l’esprit que la gestion de l’anorexie du cobaye est plus compliquée et plus frustrante que celle du lapin en raison des multiples complications qui peuvent rapidement se développer (lipidose hépatique, fibrose de l’articulation de la mâchoire…). Elles entretiennent le phénomène et ralentissent la guérison de l’animal. Ainsi, plus la prise en charge de l’animal est précoce moins le pronostic sera réservé .

 

PRINCIPALES CAUSES POSSIBLES :

Causes digestives : malocclusion dentaire, stase digestive, hypomotilité gastro-intestinale, dysbiose bactérienne, entérotoxémie consécutive à l’administration d’antibiotiques non-adaptés à l’espèce.

Causes extra-digestives : maladie systémique (lipidose hépatique, processus infectieux, néoplasie…), stress, douleur (calcul urinaire, pododermatite…), hypovitaminose C.

 

QUEL VÉTÉRINAIRE CONTACTER : VÉTÉRINAIRE TRAITANT, VÉTÉRINAIRE A DOMICILE, CENTRE D'URGENCE VÉTÉRINAIRE, ... :

La prise en charge des cas d’anorexie ayant une répercussion importante sur l’état général est difficile à domicile. De plus, les examens complémentaires nécessaires au diagnostic ne sont généralement pas réalisables sur place et nécessite du matériel disponible uniquement dans une clinique vétérinaire.
En conséquence :

  • Si votre vétérinaire traitant est ouvert, c’est bien évidemment l’interlocuteur privilégié.
  • En son absence, pour ce type d’urgence, une consultation sans délai dans un service d’urgence est indispensable. En effet, une surveillance vétérinaire prolongée doit être mise en place, un traitement de l’état de choc, la mise en place d’une réalimentation forcée et des examens complémentaires (radiographies, analyses de sang…) sont nécessaires.

 

HOSPITALISATION :

Souvent nécessaire et même indispensable dans les cas graves. Selon la situation, une radiographie et des analyses sanguines permettront de localiser l’origine de l’anorexie et de fournir un pronostic. Cependant l’urgence principale est de gérer l’état de choc et de mettre en place des perfusions adaptées, de garder l’animal au chaud et de le réalimenter. Une fois l’animal stabilisé, d’éventuels examens ou traitements plus invasifs peuvent être envisagés.

 

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