Oiseaux - Appareil reproducteur
Les infos santé chez les oiseaux

 

Les troubles de l’appareil reproducteurs sont multiples. Les troubles les plus fréquents sont les pontes chroniques avec des femelles qui pondent des œufs à répétition. La ponte est influencée par quatres facteurs

  • La durée de l’éclairage : Dans la nature les oiseaux se reproduisent au printemps lorsque la durée des jours a tendance à se rallonger. En captivité lorsque l’on ne respecte pas une nuit de plus de 8 heures pour ses oiseaux, ils auront tendance à se reproduire de façon chronique.
  • La nutrition : Plus un oiseau est nourri à volonté plus il aura tendance à se reproduire. C’est notamment le cas avec des régimes exclusifs en graines.
  • La présence du nid et des œufs. Le fait de mettre un nichoir est un puissant stimulant. Le fait de retirer les œufs l’est également car la femelle se sent « obligée » de pondre à nouveau.
  • L’influence des hormones

La ponte est un phénomène physiologique mais lorsque la femelle va au-delà de ses capacités métaboliques, de multiples troubles apparaissent. Dans la grande majorité des cas on peut observer un « mal de ponte » ou une dystocie. L’œuf est bloqué au niveau du cloaque. L’oiseau présente des efforts expulsifs ou il est simplement abattu. Il est souvent au fond de la cage et a des difficultés pour respirer. Le mal de ponte touche particulièrement les petites perruches : les calopsittes, les inséparables et les perruches ondulées. Le traitement réclame des soins de support (oxygène), une correction des stocks en calcium et glucose, et éventuellement une induction hormonale. Il est aussi possible de pratiquer une intervention chirurgicale pour lever la compression de l’œuf et prévenir les risques de décès de la femelle.

Lorsque l’œuf est bloqué plus haut dans l’appareil reproducteur, l’œuf ne se calcifie pas et retombe libre dans la cavité abdominale. C’est ce qu’on appelle une ponte intra-abdominale. Elle conduit à une forte inflammation du tractus génital et une inflammation de l’abdomen (péritonite). L’oiseau est généralement abattu et douloureux. Une stabilisation médicale est impérative. Le diagnostic est généralement plus complexe que pour les dystocies, il réclame une radiographie voire une échographie pour identifier ces éléments.

Si on laisse évoluer la péritonite, l’inflammation provoque une rupture de la paroi abdominale. Cela se traduit par un ventre plus arrondi voire une masse au niveau de l’abdomen. Le plus souvent de la diarrhée est observée. Cette situation chronique est délicate à gérer.

De manière générale, la mise en place d’une thérapie hormonale est conseillée. L’ajustement des paramètres pré-cités (luminosité, nourriture, nichoir) est impérative. Enfin dans certains cas, une chirurgie de salpingo-hystérectomie est fortement recommandée pour éviter la récidive et prévenir l’infection.

 
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