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Races de chats : British shorthair



 

Les maladies et la santé du British shorthair

En 2013, le Livre Officiels des Origines Français (LOOF) a enregistré 1757 inscriptions, ce qui met la race en 6ème position de la population féline française inscrite au LOOF.

Cette race de chat, très répandue dans le monde a été très étudiée et les publications scientifiques sont assez nombreuses, ce qui n’en fait pas pour autant une race fragile, les British shorthair ayant même une longévité supérieure à d’autres races.

Particularités physiologiques chez le British shorthair

Groupes sanguins
Chez le chat British shorthair, la répartition des groupes sanguins est variable selon les pays :
En Australie : 38 % de groupe A, 62 % de groupe B et 0 % de groupe AB
En Grande-Bretagne : 40 % de groupe A, 60 % de groupe B et 0 % de groupe AB
Aux USA : 41 % de groupe A et 59 % de groupe B.
(Giger, Bucheler and Patterson 1991 ; Malik et al. 2005 ; Forcada, Guitian and Gibson 2007)

Cardiologie : coeur et maladies cardiaques

 

Cardiomyopathie hypertrophique (CMH ou HCM) :
Le British shorthair est considéré comme une race prédisposée, en particulier les chats d’âge moyen et les mâles. Une origine héréditaire est suspectée chez le British shorthair, probablement selon un mode autosomique et dominant. (Meurs 2003 ; Putcuyps et al. 2003 ; Burnichon 2010)

 

Le chat British shorthair est prédisposé à une forme de Myocardiopathie hypertrophique (CMH ou MCH). L’oreillette gauche (AG) est très dilatée, la cavité ventriculaire gauche (VG) est réduite par l’hypertrophie très importante du myocarde ventriculaire (flèches).

 

Hématologie et système immunitaire : maladies du sang, globules rouges, ...

Hémophilie de type B :
Certains auteurs considèrent le Britsih shorthair comme une race  prédisposée (Littlewood 2000)

Isoérythrolyse néonatale (syndrome hémolytique néonatal) :
Chez le Britsih shorthair, le pourcentage de mariages à risque est estimé à 24 % (Bussiere 2009)

Maladies infectieuses : bactéries et virus

Péritonite infectieuse féline (PIF) :
Une prédisposition du British shorthair est rapportée et serait partiellement héréditaire et polygénique. Le risque est augmenté entre 3 mois et 3 ans. Les mâles et les chats non stérilisés sont plus exposés ainsi que ceux qui sont dans un environnement où il y a plusieurs chats. (Foley and Pedersen 1996 ; Norris et al. 2005)

 

Le chat de race British shorthair est considéré comme présentant une prédisposition à la Péritonite Infectieuse Féline (PIF). Ici, l’échographie abdominale chez un chat atteint de PIF « forme humide » montre un épanchement abdominal important (flèche verte)

 

Néphrologie-urologie : maladies urinaires, reins, vessie, ...

Urolithiase (lithiase urinaire ou calculs urinaires) :
Chez le chat British shorthair, une prédisposition aux calculs d’oxalate de calcium est rapportée. Les mâles sont plus exposés que les femelles, ainsi que les animaux stérilisés. L’âge moyen rapporté est de 7,5 ans. (Lekcharoensuk et al. 2000)

Reproduction : maladies de l'utérus et des ovaires, testicules et prostate

Isoérythrolyse néonatale (syndrome hémolytique néonatal) :
(voir Hématologie)

Portées et mise-bas chez la chatte
Chez le chat British shorthair, le poids des chatons à la naissance est plus important : 104,4 g contre 93,5 g dans une étude portant sur 1056 portées de 14 races différentes. Même si le poids est moindre quand les portées sont nombreuses, un effet dépendant de la race est vraisemblable. (Sparkes et al. 2006)

Le standard du British shorthair

Les mariages entre British shorthair et British longhair sont autorisés

Tête
La tête est large avec des contours bien arrondis. Les joues sont pleines. Le crâne est arrondi, le nez est court et large. Un léger stop est admis. Les mâles adultes ont des bajoues puissantes. Le museau s’inscrit dans cercle bien défini. Le nez est droit.

Yeux
Les yeux sont ronds, grands, bien ouverts et bien écartés l’un de l’autre. La couleur doit être uniforme et en accord avec celle de la robe. Les tonalités les plus intenses et les plus brillantes sont préférées.

Oreilles
Les oreilles sont larges à la base, de taille moyenne à petite, arrondies à leur extrémité et placées bien espacées l’une de l’autre, de manière à respecter l’arrondi de la tête.

Corps
Le corps est large, épais, musclé et bien rond. L’ossature est robuste et la musculature puissante.

Membres
Ils sont légèrement moins hauts que la longueur du corps. L’ossature est robuste et la musculature puissante. Les pieds sont ronds et fermes.

Queue
La queue est épaisse à la base et mesure environ les deux tiers du corps. Elle garde à peu près la même épaisseur de la naissance jusqu’à un bout arrondi.

Poil
La fourrure est courte, dense, ferme et dressée au point de s’ouvrir sur l’encolure quand le chat tourne la tête. On peut la comparer aux poils d’un tapis de laine. La fourrure possède un sous-poil épais et donne l’impression d’une bonne protection naturelle.

Robe
Toutes les couleurs de robe sont reconnues mais les tâches blanches ne sont acceptées que chez les chats particolores.

Taille
Chat de taille moyenne à grande.

Poids
3 à 8 kg

 

Connaître le British shorthair

Autres noms du British shorthair
British shorthair, chat anglais à poils courts

Pays d’origine du British shorthair
Angleterre

Utilisation du British shorthair
C’est un excellent chat d’appartement. Il s’adapte bien aux foyers avec des enfants ou des chiens.

Caractère et aptitude du British shorthair
C’est un chat affectueux, placide et tranquille. C’est un chat observateur qui apprend vite.

Conseils d’éducation et de vie du British shorthair
Un brossage de temps en temps suffit à l’entretien de sa robe dense. Le faire plus souvent en période de mue.

Durée de vie du British shorthair
Environ 14 à 18 ans

 

  Histoire du British shorthair
C’est une race issue de la sélection progressive, au 19ème siècle des plus beaux chats communs anglais. Pour les différencier des chats étrangers, ils furent nommés British shorthair. C’est donc à la base l’équivalent anglais de notre Européen ou de l’American shorthair. Les éleveurs cherchèrent à avoir des chats plus grands et des couleurs unies dépourvues de tâches blanches. Après la première guerre mondiale des apports de Persan furent effectués, puis, après les années 1940, des apports de Bleu russe, de Chartreux et de Burmese. De nouveaux apports de sang Persan sont à l’origine de l’apparition de poils longs et de nouvelles couleurs de robe (chocolat et cannelle). Le British longhair était né, mais il ne fut reconnu officiellement en France qu’en 2000.
 
 
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