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Races de chiens : Bouledogue français

Les maladies et la santé du Bouledogue français

Le Bouledogue français appartient au groupe IX : Chiens d’agrément et de compagnie.

En 2015, le Livre des Origines Français (LOF) a enregistré 6261 inscriptions, ce qui met la race en 10ème position de la population canine française.

Cette race, assez répandue dans le monde a été moyennement étudiée et les publications scientifiques sont assez nombreuses, ce qui n’en fait pas pour autant une race fragile, les Bouledogues français ayant même une longévité supérieure à beaucoup d’autres races.

Dermatologie : peau et maladies cutanées

Hyperoestrogénisme  :
Le Bouledogue français est considéré comme une race prédisposée. L’hyperoestrogénisme touche généralement les chiennes entières d’âge moyen ou âgées. (Gross TL, Ihrke PJ, Walder EM, Affolter VK 2005)

Gastro-Entérologie : maladies digestives, intestin, estomac, foie, pancréas, …

Colite histiocytaire  :
Des études font état d’une prédisposition du Bouledogue français (Tanaka, Nakayama ans Takase 2003 ; A.C. Manchester, S. Hill, B. Sabatino et al. 2013)

Fente palatine congénitale :
Une étude sur les Bouledogues Français décrit une prévalence de fentes palatines de 8.6%. L’intérêt d’une supplémentation en acide folique pendant la gestation a également été rapporté. (Guilloteau et al, 2006 ; Briand Q 2014).

Hématologie et système immunitaire : maladies du sang, globules rouges, …

Hémophilie de type B :
Une prédisposition modérée du Bouledogue français est rapportée par certains auteurs. (Dodds 2005)

Néphrologie-urologie : maladies urinaires, reins, vessie, …

Urolithiase, calculs de cystine :
Chez le Bouledogue français, une prédisposition aux calculs de cystine est rapportée. Elle touche surtout les mâles et les chiens jeunes, entre 2 et 5 ans. (Case et al. 1992 ; Osborne and Finco 1995 ; Houston et al. 2004 ; Harnevick, Hoppe and Söderkvist 2006)

Neurologie : maladies nerveuses, cerveau et nerfs

Hémivertèbre :
Cette anomalie congénitale n’est pas très fréquente chez le Bouledogue français (Dewey 2003).

 

Radiographie de profil de la colonne vertébrale d’un chien présentant une malformation d’une vertèbre thoracique (hémivertèbre). La lésion comprime la moelle épinière pouvant entrainer une paralysie du chien, plus ou moins grave selon les cas.

 

Surdité congénitale :
Actuellement, la prévalence n’est pas connue chez le Bouledogue français mais une origine héréditaire est suspectée. (Strain 2004)

Ophtalmologie : maladies des yeux, paupières, …

Cataracte :
Chez le Bouledogue français, une cataracte d’origine héréditaire est décrite avec une probable transmission autosomique récessive, mais son origine ne semble pas liée à la mutation HSF4 dans l’effectif français. Elle se développe entre 6 mois et 3 ans et évolue rapidement. Un test génétique de dépistage est disponible pour la mutation HSF4. (Rubin 1989 ; ACVO Genetics Committee 2007 ; Chaudieu 2011 ; Chaudieu et Chahory 2013)

Dermoïde palpébral et cornéen :
En France, le dermoïde cornéen est fréquent chez le Bouledogue français. Le mode de transmission est actuellement inconnu. On trouve également des dermoïdes conjonctivaux ou palpébraux, plutôt bilatéraux. (Sous Commission tares oculaires de la SCC 1995 ; Chaudieu et Chahory 2013)

 

Dermoïde cornéen chez un chien Bouledogue français de 9 mois. Des poils sont présents sur l’anomalie, et une partie du champ visuel est amputée : une chirurgie est indiquée.

 

Distichiasis :
C’est une affection assez commune chez le Bouledogue français pour lequel une prédisposition est rapportée. Le distichiasis est souvent associé à un entropion. (Rubin 1989 ; ACVO Genetics Committee 2007 ;Chaudieu et Chahory 2013)

Entropion :
Chez le Bouledogue français, l’entropion est considéré comme probablement héréditaire selon un mode polygénique. Il touche généralement les paupières inférieures et supérieures et est souvent associé à un distichiasis. (Rubin 1989 ; ACVO Genetics Committee 2007 ;Chaudieu et Chahory 2013)

Luxation de la glande nictitante :
Cette affection est fréquente chez le Bouledogue français, entre l’âge de 2 et 6 mois. Les luxations bilatérales semblent plus fréquentes que les luxations unilatérales. Le mode de transmission est actuellement inconnu. (Mazzucchelli, Vaillant, Weverberg, Arnold-Tavernier, Honegger, Payen et al. 2012 ; Chaudieu et Chahory 2013)

Pneumologie : maladies de l’appareil respiratoire, poumon, trachée et bronches, gorge et larynx,…

Syndrome des voies aériennes supérieures du brachycéphale :
Cette malformation complexe des voies aériennes est fréquente chez le Bouledogue français et souvent associée à des lésions gastro-intestinales (Poncet et al. 2005)

Reproduction : maladie de l’utérus et des ovaires, testicules et prostate

Dystocie :
Le Bouledogue français est prédisposé aux mise-bas dystociques à cause du bassin relativement étroit des femelles et de chiots avec des têtes larges. (Feldman and Nelson 1996 ; Johnson et al. 2001)

 

L’accouchement (ou mise-bas) est fréquemment délicat chez le Bouledogue français.

 

 

Le standard du Bouledogue français

Tête :
Son crâne est plat et sa tête très forte, large carrée avec plis et rides. Son front est bombé. Le stop est accentué, la face est courte et camuse. Chanfrein avec plis concentriques. Truffe large, retroussée, lèvres épaisses et noires, mâchoires larges, carrées, puissantes. Proéminence de la mâchoire inférieure (prognathisme) modérée.

Yeux :
Assez grands, ronds, légèrement en saillie, foncés. Le bord des paupières est noir.

Oreilles :
Moyennes, larges à la base et arrondies au sommet (en chauve-souris) et droites.

Corps :
Bréviligne, puissant, ramassé, de structure compacte avec une ossature solide.

Membres :
Membres antérieurs épais et courts. Les postérieurs sont un peu plus longs. Pieds ronds, « pieds de chat », tournés légèrement en dehors.

Queue :
Naturellement courte, épaisse à la base, nouée ou cassée et effilée à l’extrémité.

Poil :
Il est ras, serré, brillant et doux.

Robe :
Elle peut être uniforme colorée fauve ou bringée : fauve avec des rayures transversales noires (bringeures). Mélange de poils noirs et roux. Du blanc en faible proportion, au poitrail et à la tête est admis. Toutes les nuances du fauve sont admises, du rouge au café au lait.
Blanche bringée : dite caille, robe bringée avec panachure envahissante. Fond blanc avec des taches bringées. La robe entièrement blanche est classée avec les cailles.

Taille :
De 25 à 35 cm

Poids :
De 8 à 14 kg

 

Connaître le Bouledogue français

Autres noms du Bouledogue français
Boule, ratier du Boule, French bulldog

Pays d’origine du Bouledogue français
France

Utilisation du Bouledogue français
Chien de compagnie, ou de garde

Caractère et aptitude du Bouledogue français
Le bouledogue français a un caractère bien trempé. Il est actif, courageux, opiniâtre et bon gardien. Très affectueux, sensible, agréable, c’est un compagnon qui réclame beaucoup d’affection et d’attention. Il est doux avec les enfants, mais assez agressif avec ses congénères.

Conseils d’éducation et de vie du Bouledogue français
Son éducation doit être ferme, précoce mais avec douceur. Chien citadin par excellence, il s’adapte bien à la vie en appartement. Il déteste la chaleur qui entraine des difficultés respiratoires aggravées par son nez trop court. Il est conseillé de le brosser tous les jours en période de mue et de le baigner environ tous les deux mois. Il faut surveiller l’état des yeux et des plis de la face. Le bouledogue français supporte mal la séparation de son maître.

Durée de vie du Bouledogue français
Médiane : 9 ans
Durée maximale : 14,7 ans

 

Histoire du Bouledogue français
Il aurait pour ancêtre le Dogue du Tibet ou d’Asie. Celui-ci, après avoir donné naissance au Dogue de Macédoine, aurait été importé en Angleterre par les Phéniciens. C’est en le croisant avec divers Terriers que la taille a peu à peu été diminuée. Il apparaît en France, vers 1850. De nouveaux croisements effectués avec des races indéterminées (Carlin,…) ont contribué à former le Bouledogue français actuel. Apprécié comme chien ratier, il a été le compagnon des bouchers de la Villette ou le garde du corps des voyous de Pantin. Le standard de la race a été définitivement fixé en 1898. Après une période de déclin, on assiste à un retour en faveur.

 
 
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