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Races de chiens : Labrador retriever


 

Les maladies et la santé du Labrador retriever

Le Labrador retriever appartient au groupe VIII : Chiens rapporteurs de gibier, leveurs de gibier et chiens d’eau

En 2015, le Livre des Origines Français (LOF) a enregistré 7352 inscriptions, ce qui met la race en 7ème position de la population canine française.

Cette race, extrêmement répandue dans le monde a été particulièrement étudiée. Les publications scientifiques sont très nombreuses, ce qui en fait une race bien connue sur le plan médical et certainement pas une race particulièrement fragile, les Labradors ayant même une longévité supérieure à beaucoup d’autres races.

Cancérologie : cancers et tumeurs

Carcinome épidermoïde du doigt
Une prédisposition du Labrador est évoquée par certains auteurs et les chiens de couleur noire et âgés semblent plus exposés. (0’Brien et al 1992 ; Henry et al 2005).

Hémangiosarcome
Le Labrador fait partie des races considérées à risque, avec un âge moyen de 10 ans. (Brown, Patnaik and Mac Ewen 1985 ; Pastor 2002)

Histiocytome cutané canin (ou Langheransome)
Chez le Labrador, une prédisposition raciale est suspectée par certains auteurs : 50% des cas sont âgés de moins de 2 ans. Les localisations les plus fréquentes sont la tête, les oreilles et les membres.(Glodschmidt and Schofer 1992, Scott, Miller and Griffin 1995, Goldschmidt and Mc Manus 2000)

Histiocytose ou sarcome histiocytaire
Le Labrador est considéré comme une race à risque par certains auteurs, en particulier pour les sujets de plus de 5 ans. (Affolter and Moore 2002 ; Moore, Affolter and Vernau 2006 ; Naranjo et al. 2007 ; Schultz et al. 2007)

Insulinome
C’est une tumeur peu fréquente mais l’incidence de l’insulinome est plus importante chez le labrador que dans d’autres races, et plus particulièrement chez les chiens d’âge moyen ou âgés. (Caywood et al. 1988 ; Lorenz 2002)

 

Chirurgie sur un chien présentant un insulinome (tumeur du pancréas)

 

Lipome
Une prédisposition du Labrador au lipome est possible, en particulier chez les femelles obèses d’âge moyen. Chez le Labrador on rencontre également des formes infiltrantes. (Goldschmidt and Shofer 1992 ; Bergman et al. 1994)

Mastocytomes
Une prédisposition du labrador est suspectée par certains auteurs, l’affection pouvant être rencontrée plus souvent chez les chiens âgés mais restant possible dès l’âge de 4 mois. Les sites les plus exposés sont les membres postérieurs, le périnée et le scrotum. (Goldschmidt and Shofer 1992 ; Goldschmidt and Mcmanus 2000)

Myxosarcome
Le labrador est considéré comme une race à risque pour le myxosarcome avec un âge moyen de 9,9 ans (Goldschmidt and Mcmanus 2000).

Thymome
Certains auteurs considèrent que le Labrador est prédisposé au thymome, en particulier les sujets d’âge moyen ou avancé. Néanmoins, cette tumeur du thymus reste rare. (Day 1997)

Tumeur des cavités nasales
Chez le labrador, un risque plus élevé est signalé, en particulier sur les chiens de 10 à 11 ans et ceux vivant en zone urbaine.

Tumeur hypophysaire
Le labrador est considéré par certains auteurs comme une race prédisposée à une forme sécrétante de tumeur de l’hypophyse, responsable d’un hypercorticisme (ou syndrome de Cushing). (Wood et al. 2007)

Cardiologie : cœur et maladies cardiaques

Dysplasie tricuspidienne
Chez le labrador, les m
âles sont prédisposés et le risque relatif par rapport à la population canine générale est supérieur à 5. (Tidholm 1997 ; Buchanan 1999)

 

Echographie cardiaque et Doppler couleur sur un chien ayant une dysplasie tricuspidienne (malformation cardiaque congénitale), responsable d’une importante insuffisance tricuspidienne (flèche)

 

Epanchement péricardique et tumeurs cardiaques
Le labrador présente un risque relatif par rapport à la population canine générale de 2,2 et il n’y a pas de prédisposition de sexe. Dans une étude, portant sur 87 cas d’épanchements péricardiques, 14 chiens étaient des Labradors ou des croisés Labrador (Tobias et al. 2002).

Tachycardie atriale avec macro réentrée
C’est un trouble du rythme cardiaque rare mais décrit chez le Labrador (Moise 1999)

Dermatologie : peau et maladies cutanées

Canitie
La canitie peut apparaître chez le jeune labrador (Scott, Miller and Griffin 2001).

Cellulite juvénile canine
Chez le Labrador, une origine familiale, peut être héréditaire, est suspectée par certains auteurs. Cette maladie de la peau touche généralement les chiots entre 1 et 4 mois (Lemarie 2003).

Dépigmentation de la truffe
Selon certaines études les labradors de couleur sable seraient plus exposés au Dudley nose (Scott, Miller and Griffin 2001)..

Dermatite atopique
Si on suit 1000 labradors pendant 1 an, 2,8 développeront une dermatite atopique. Selon les études la prédisposition des femelles labrador est controversée (Nodtvedt et al. 2006).

Dermatite de contact
C’est une affection dermatologique rare mais dans une étude, 20% des cas concernaient des Labradors sable. (Walton 1977)

Dermatite de léchage des extrémités
Chez le Labrador, elle survient surtout après 2 ans, sans limite d’âge (Virga 2004)

Dermatite éosinophilique œdémateuse
Onze des 38 cas rapportés dans la littérature sont des Labradors (Darmon Hadjaje, communication 2013 ; Holm et al, 1999)

Dermatose répondant au zinc
Chez le labrador, cette dermatose concerne les sujets à croissance rapide recevant une alimentation carencée en zinc. (Scott, Miller and Griffin 2001)

Dysplasie folliculaire cyclique (ou alopécie cyclique des flancs)
Cette affection, qui touche essentiellement les chiens vivant dans la zone géographique située en latitude entre les Pays-Bas et le sud de la France, est décrite chez le Labrador. (Scott, Miller and Griffin 2001)

Folliculite pyotraumatique
Les jeunes Labrador sont prédisposés à cette affection également appelée hot spot (Scott, Miller and Griffin 2001).

 

Lésion cutanée de folliculite pyotraumatique chez un chien (hot spot)

 

Hypopigmentation muco-cutanée
Une prédisposition du labrador à cette affection dermatologique est avancée par certains auteurs (Scott, Miller and Griffin 2001).

Hypotrichose congénitale
Les mâles sont plus concernés

Lymphœdème primaire
Une prédisposition du Labrador est rapportée par certains auteurs. Les symptômes apparaissent dans les 12 premières semaines de vie et aucune prédisposition liée au sexe n’est signalée. (Scott, Miller and Griffin 2001)

Naevus vasculaire scrotal
Une prédisposition du Labrador âgé à cette maladie des bourses (ou scrotum) est rapportée. Elle est plus fréquente chez les chiens âgés. (Scott, Miller and Griffin 2001)

Onychodystrophie lupoïde symétrique
Une sensibilité du Labrador à cette maladie des griffes est rapportée, sans prédisposition de sexe et sur des chiens de 3 à 8 ans. (Rosychuk 2002)

Parakératose nasale ou Hyperkératose de la truffe du chien
Chez le labrador (et ses croisements), on considère qu’il s’agit d’une génodermatose qui évolue selon un mode autosomal récessif. Les symptômes apparaissent entre 6 et 12 mois et touchent également les deux sexes, sans prédisposition de couleur. (Page et al. 2003)

Pemphigus foliacé
Chez le labrador, la maladie est généralement provoquée par des médicaments. (Scott, Miller and Griffin 2001)

Pododermatite
Une prédisposition des Labradors de tout âge, avec une prédisposition des mâles est rapportée. L’affection touche plus souvent les pattes avant. (Scott, Miller and Griffin 2001)

 

Chien présentant des lésions de la peau sur les pattes dues à une pododermatite

 

Séborrhée primaire
Chez le labrador, une forme héréditaire avec une transmission autosomique récessive est suspectée. Dans cette race, les manifestations sous forme d’une otite séborrhéique grasse et d’une dermatite sont fréquentes. (Scott, Miller and Griffin 2001)

Waterline disease du Labrador noir
Cette affection cutanée se traduit par des démangeaisons (ou  prurit), une perte de poils (alopécie) sur les membres et le ventre, une séborrhée. Elle touche aussi bien les mâles que les femelles. Cette maladie serait due à une infection à Malassezia dont elle ne serait qu’une variante. (Scott, Miller and Griffin 2001)

Endocrinologie : Hormones et maladies endocriniennes

Hypercorticisme ou maladie de Cushing
Chez le Labrador, une prédisposition à un hypercorticisme est rapportée, avec un âge médian de 10 ans (Feldman and Nelson 1996 ; Wood et al. 2007)

Hypoparathyroïdie primaire
C’est une maladie rare et certains auteurs considèrent le Labrador comme une race à risque (Bruyette and Feldman 1988, Feldman and Nelson 1996).

Gastro-Entérologie : maladies digestives, intestin, estomac, foie, pancréas, …

Hépatite chronique
Une possible prédisposition du labrador est avancée par certains auteurs, touchant plus particulièrement les femelles et souvent associée à une anomalie de stockage du cuivre dont l’origine semble pouvoir être héréditaire. (Hoffmann et al. 2006 ; Shih et al. 2007)

Mégaœsophage
Une possible prédisposition du labrador à une forme congénitale est avancée par certains auteurs et une forme de mégaœsophage secondaire à une myoclonie familiale est décrite dans cette race. (Washabau 2001 ; Dupla 2002)

Shunt portosystémique congénital
Les signes cliniques apparaissent le plus souvent avant l’âge de 1 an et, selon une étude, il existe une prédisposition du Labrador. (Tobias and Rohrbach 2003 ; Sargan 2004)

Hématologie et système immunitaire : maladies du sang, globules rouges, …

Hémophilie de type A
Des cas sporadiques (mutation « spontanée ») et des cas familiaux (transmission héréditaire) sont rapportés chez Labrador avec des signes cliniques pouvant être de modérés à sévères (Brooks 1999).

Hémophilie de type B
Certains auteurs considèrent le Labrador comme une race  à risque (Giger 2008).

Maladies infectieuses : bactéries et virus

Blastomycose
La prédisposition du Labrador est probablement due surtout à son exposition plus élevée aux conditions favorisantes. (Rudmann et al. 1992 ; Arceneaux, Taboada and Hosgood 1998 ; Kerl 2003 ; Crews et al. 2008)

Néphrologie-urologie : maladies urinaires, reins, vessie, …

Uretères ectopiques
Le Labrador est une race prédisposée à cette malformation qui reste assez rare, et est plus fréquemment diagnostiquée chez les jeunes femelles (moins de 1 an). (Holt ans Moore 1995 ; Lamb and Gregory 1998 ; Cannizzo et al. 2003 ; Berent et al. 2008)

Urolithiase (ou lithiase urinaire, ou calculs urinaires)
Chez le Labrador, une prédisposition aux calculs de silice est rapportée dans une étude avec une prédisposition des mâles et un âge moyen de 5,8 ans. (Osborne et al. 1999)

 

Echographie de la vessie d’un chien présentant une volumineuse lithiase (calcul)

 

Neurologie : maladies nerveuses, cerveau et nerfs

Axonopathie centrale
Chez le Labrador, l’affection est  héréditaire autosomale récessive. (De Lahunta et al. 1994)

Collapsus induit par l’exercice ou IEC
Chez le jeune labrador en bonne santé, c’est la principale cause de collapsus après un exercice. On considère actuellement que 30% à 40% des Labradors sont porteurs hétérozygotes de l’anomalie génétique (avec un seul allèle muté) et que 3% à 13% sont homozygotes (avec 2 allèles mutés) et susceptibles de déclarer les symptômes. Plus de 80% des Labradors atteints (homozygotes) expriment au moins une fois un épisode de collapsus avant l’âge de 4 ans. Une minorité de chiens atteints n’expriment jamais de symptômes au cours de leur vie, peut-être parce qu’ils ne sont jamais soumis à un effort physique suffisant pour déclencher les symptômes. (Platt 2008)

Epilepsie idiopathique (épilepsie essentielle)
Chez le Labrador, une origine génétique est invoquée. La maladie survient entre 6 mois et 6 ans et n’est pas exceptionnelle. (Thomas 2003)

Leucodystrophie
Chez le Labrador, cette maladie neurologique rare se manifeste à partir de 3  à 6 mois. (Dewey 2003)

Narcolepsie – cataplexie
Une forme familiale est décrite chez le Labrador et plus particulièrement chez le chien de moins de 1 an. (Tonokura, Fujita and Nishina 2007)

Surdité congénitale
Actuellement, la prévalence n’est pas connue chez le Labrador mais une origine héréditaire est suspectée. (Strain 2004)

Syndrome de la queue morte
Chez le Labrador, une prédisposition est rapportée. (Pugh CA et al. 2016)

Ophtalmologie : maladies des yeux, paupières, …

Atrophie rétinienne progressive généralisée (ARPG)
Chez le Labrador, une hérédité autosomale récessive est rapportée. Une perte de la vision nocturne apparaît vers 4 à 6 ans et une altération marquée de la vision s’installe vers 6 à 8 ans. (Rubin 1989 ; Bedford 2001 ; ACVO Genetics Committee 2007)

Cataracte
Chez le Labrador, la cataracte héréditaire s’observe généralement entre 6 et 18 mois. La forme la plus courante évolue généralement lentement et sans aller jusqu’à une perte totale de la vision. (Curtis and Barnett 1989 ; Rubin 1989 ; ACVO Genetics Committee 2007)

 

Cataracte mature chez un chien

 

Dysplasie rétinienne
Chez le Labrador, la forme géographique semble héréditaire, n’est pas associée à des déformations squelettiques et semble plus fréquente en Europe qu’aux USA, tout comme les formes multifocales et totales, sans déformation squelettique. Ces dernières sont fortement suspectées d’être héréditaires selon un mode autosomal récessif. Indépendamment de ces formes, la dysplasie rétinienne et squelettique est également décrite dans cette race. (Carrig et al. 1988 ; Rubin 1989 ; Zhu et al. 1992 ; Holle et al. 1999 ; ACVO Genetics Committee 2007)

Dystrophie de l'épithélium pigmentaire de la rétine (anciennement atrophie rétinienne progressive centrale ou CPRA)
Chez le Labrador, une transmission héréditaire dominante à pénétrance incomplète est suspectée. Les premiers signes sont observés sur des chiens de 2 à 3 ans et les troubles de la vision apparaissent vers 5 à 7 ans. (Rubin 1989 ; Bedford 2001 ; ACVO Genetics Committee 2007)

Ectropion
Chez le Labrador, il est généralement discret et à tendance à disparaître avec l’âge (Rubin 1989)

Entropion
Chez le Labrador, l’atteinte est fréquemment bilatérale, et concerne surtout la paupière inférieure dans l’angle externe. Les chiens présentent les premiers signes cliniques entre 6 et 12 semaines d’âge en général. Selon les auteurs, l’entropion est considéré soit comme polygénique, soit comme autosomique dominant à pénétrance complète ou variable. (Rubin 1989 ; ACVO Genetics Committee 2007 ; Gelatt 2007 ; Read and Broun 2007)

Glaucome
Chez le Labrador, une prédisposition au glaucome, secondaire aux cataractes est rapportée. (Gelatt and Mackay 2004)

Kystes de l’iris
Une prédisposition du Labrador est rapportée par certains auteurs, avec un âge moyen de 9,1 ans. (Rubin 1989, Corcoran and Koch 1993)

Micropapille
Cette anomalie congénitale est décrite occasionnellement chez le Labrador (Rubin 1989).

Mélanome oculaire
Le Labrador est considéré par certains auteurs comme une race à risque avec semble-t-il deux types de populations : des cas sur des sujets de 3 à 4 ans et d’autres sur des chiens de 7 à 10 ans (Donaldson et al 2006)

Pseudo-œdème de la papille
Chez le Labrador, c’est une particularité congénitale (Rubin 1989).

Syndrome de la « poche du canthus médial »
Chez le Labrador, une prédisposition due à la forme de la tête est rapportée (Rubin 1989)

Orthopédie – Appareil locomoteur : maladies des os, des articulations et du squelette, maladies des muscles

Atteinte du tendon d’Achille (corde du jarret)
Le Labrador fait partie des races considérées comme prédisposées aux atteintes du tendon d’Achille (corde du jarret). (Reinke JD and Kus SP, 1982 ; Corr SA et al 2010)

Dysplasie du coude ou ostéochondrose
Chez le Labrador une transmission génétique de type polygénique a été mise en évidence pour l’ostéochondrite disséquante et la fragmentation du processus coronoïde. Pour la fragmentation du processus coronoïde médial, le Odds ratio comparé aux races croisées est de 20,5. Pour la non union du processus anconé, le Odds ratio est de 8,5. Ces deux anomalies sont fréquentes dans cette race. Aux USA et en Grande-Bretagne, des programmes de dépistage sont actuellement à l’étude. (LaFond, Breur and Austin 2002 ; Robins and Innes 2006)

Dysplasie de la hanche
Chez le Labrador, l’affection est assez fréquente, avec une prédisposition des mâles castrés. Le Odds ratio par rapport aux chiens de race commune est de 2,34 et dans une étude, la prévalence est estimée à 12,6 %. (Morgan, Wind and Davidson 1999 ; Witsberger et al. 2008)

 

Radiographie montrant une forme grave de dysplasie de la hanche chez un chien

 

Dysplasie oculaire et squelettique
L’affection est décrite chez le Labrador (Zhu et al. 1992)

Luxation congénitale du coude
C’est une affection rare. Chez le Labrador, elle concerne la tête du radius et affecte généralement des chiens de 4 à 5 mois. (Robins and Innes 2006)

Luxation médiale de la rotule
Une étude rapporte une prédisposition du Labrador (Arthurs and Langley-Hobbs 2006).

Myopathie dystrophique héréditaire
Chez le Labrador, cette maladie des muscles est peu fréquente, héréditaire et liée au sexe. Une autre forme de myopathie héréditaire a été identifiée dans cette race, appelée myopathie canine centronucléaire. Cette forme est plus fréquente en Grande-Bretagne. (Bley et al. 2004)

Ostéochondrose, ostéochondrite (ou OCD)
Chez le labrador, l’ostéochondrose touche plusieurs articulations mais surtout l’épaule (dans 50% des cas les deux épaules sont touchées). Elle apparaît souvent précocement, vers 4 à 7 mois et est plus fréquente chez les mâles (rapport mâles/femelles de 2,24). Pour cette localisation, le Odds ratio par rapport aux races croisées est de  13,1. (Rudd et al. 1990 ; LaFond et al. 2002)

On rencontre également fréquemment des ostéochondrites du jarret. Cette dernière localisation est une cause assez fréquente de boiterie. Elle touche plus volontiers les chiens de 5 à 9 mois avec Odds ratio par rapport aux races croisées très élevé (45,9). (LaFond et al. 2002 ; Miller and Hulse 2006)

L’ostéochondrite peut aussi toucher le grasset, chez les chiens de 5 à 12 mois (mais parfois plus tôt) avec Odds ratio par rapport aux races croisés de 27,6 pour cette localisation. (LaFond et al. 2002)

Ostéopathie métaphysaire ou ostéodystrophie hypertrophiante
Chez le Labrador, cette maladie de l’os touche les jeunes chiens (2 à 6 mois), avec une possible prédisposition des mâles. Par rapport à une population de chiens de races croisées, le Odds ratio pour le Labrador est de 5,9. (Nieves 2002 ; LaFond, Breur and Austin 2002)

Panostéite éosinophilique ou énostose
Chez le Labrador, l’affection est assez commune et les mâles sont plus touchés. Par rapport aux races croisées, le Odds ratio chez le Labrador est de 1,6. (LaFond, Breur and Austin 2002)

Polyarthrite canine idiopathique
Dans certaines études, le Labrador est considéré comme une race prédisposée, plus souvent vers l’âge de 1 à 3 ans (Clements et al 2004).

Rupture des ligaments croisés
Les labradors jeunes et les labradors stérilisés semblent prédisposés. (Duval et al. 1999)

 

Radiographie montrant une rupture des ligaments croisés chez un chien

 

Vertèbre lombo-sacrée transitionnelle
Chez le labrador, une origine héréditaire est suspectée et les femelles sont plus touchées. (Morgan, Wind and Davidson 1999)

Pneumologie : maladies de l’appareil respiratoire, poumon, trachée et bronches, gorge et larynx,…

Hypoplasie et collapsus trachéal
Chez le Labrador une hypoplasie associée à un collapsus trachéal est décrite et la plupart des chiens atteints ont un ancêtre commun. C’est anomalie est rare et touche les labradors noirs. (Harvey 1989)

Paralysie laryngée
La paralysie laryngée idiopathique est assez courante chez le Labrador et il existe une suspicion d’origine héréditaire autosomale et dominante. (Burbidge 1995)

Le standard du Labrador retriever

Tête :
Elle est large et ronde avec un stop marqué, des mâchoires puissantes et une truffe large.

Yeux :
Ils sont de dimension moyenne et de couleur noisette ou marron.

Oreilles :
Plutôt attachées en arrière, elles ne sont ni grandes ni lourdes et tombent contre la tête.

Corps :
Son corps est puissant, de forme arrondie, avec un cou épais et net. La poitrine est large, bien descendue avec des côtes en plein cintre. Le rein est court, large et puissant.

Membres :
Les membres sont musclés avec une bonne ossature et des pieds ronds et compacts.

Queue :
La queue est de longueur moyenne, très épaisse à la naissance s’effilant progressivement vers l’extrémité. Elle est recouverte d’un poil court, épais, dense qui donne une apparence de rondeur d’où le nom de « queue de loutre ». Elle est portée gaiement mais ne doit pas se recourber sur le dos.

Poil :
Il doit être dense, court, sans ondulation, ni frange, avec un sous-poil résistant aux intempéries

Robe :
Elle peut être entièrement noire, jaune ou marron (foie-chocolat). Le jaune va du crème clair au roux (du renard). Une petite tache blanche est admise sur le poitrail.

Taille :
Le mâle : de 56 à 57 cm
La femelle : de 54 à 56 cm

Poids :
De 25 à 30 kg

 

Connaître le Labrador retriever

Autres noms du Labrador retriever
Retriever du labrador, Chien de Saint Jones, Labrador

Pays d’origine du Labrador retriever
Grande Bretagne

Utilisation du Labrador retriever
Chien de chasse (rapporteur de gibier), d’utilité (chien guide d’aveugle), chien pour la recherche de drogues et aussi chien de compagnie.

Caractère et aptitude du Labrador retriever
Chien très actif, sûr, tenace et doté d’un odorat remarquable qui le fait parfois utiliser pour rechercher de la drogue. Il nage aussi très bien et rapporte tous les gibiers, sur terre comme sur l’eau. Il possède aussi une très grande mémoire visuelle qui lui permet de mémoriser le point de chute de plusieurs oiseaux avant d’aller les chercher. C’est un pisteur tenace, bon dans la « recherche au sang » du grand gibier blessé. Son caractère équilibré, jamais agressif en fait un très agréable chien de compagnie. Son éducation exige à la fois fermeté et douceur.

Conseils d’éducation et de vie du Labrador retriever
Il lui faut beaucoup d’exercice pour maîtriser sa fougue. Il supporte mal la solitude. Il faut le brosser deux à trois brossages par semaine et l’étriller en période de mue.

Durée de vie du Labrador retriever
Médiane : 12,25 ans (Adams et al. 2010) – 12,5 ans (O’Neil et al. 2013)
Ecart interquartile : 10,6 – 14,0 ans (O’Neil et al. 2013)

Durée maximale : 19 ans (Adams et al. 2010) – 18,0 ans (O’Neil et al. 2013)

  Histoire de la race du Labrador retriever
Il serait issu du chien de Saint Jones qui vivait dans l’île de Terre-Neuve au XVIII ème siècle. La race a été définitivement fixée en Angleterre, au début du XX ème siècle, date de son importation après des croisements notamment avec le Pointer. Le labrador est introduit en France dès 1896 et le Retriever Club de France a été fondé en 1911. Son caractère exceptionnellement équilibré l’a rendu très populaire et en a fait aujourd’hui un animal avant tout de compagnie. C’est aussi un remarquable Chien guide d’aveugle.
 
 
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